catégorie(s) : transport de voyageurs

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Chers lecteurs, j’ai une bien triste nouvelle à vous annoncer. D’après nos informations, même si cela reste à confirmer, le Grenelle de l’environnement est mort. Plus grave, il s’agit d’un authentique parricide. Il a en effet été sacrifié sur l’autel de la crise, par la majorité en place. L’arme du crime est la hausse de la TVA, récemment décidée pour notamment sauver le AAA de la France. Car, en effet, comment ne pas considérer comme un coup de poignard, le rejet de l’amendement demandant d’exempter les transport public de la hausse de TVA ? Il n’a pas été considéré comme un besoin de première nécessité. Le transport public serait donc accessoire. Il n’est pas nécessaire de se rendre quotidiennement au travail, si possible en polluant le moins possible. Il n’est pas indispensable pour les millions d’élèves français de tous âges d’arriver en cours par le moyen le plus sûr. Et il n’est pas non plus urgent d’encourager les alternatives à l’automobile dans un monde tous les jours plus asphyxié… Les conséquences de cette décision ne se sont pas faites attendre. Le Stif a décidé une hausse de 1,5 % de ses tarifs pour répercuter le changement de barème de TVA. Tout sauf un encouragement à prendre les transports en commun.
Et pendant ce temps, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, et Alain Juppé, ministre des Affaires Etrangères co-signent une tribune dans Le Monde du 7 décembre, implorant que la conférence sur les changements climatiques de Durban ne se solde pas par un échec.  Ils y rappellent notamment que les émissions mondiales de gaz à effet de serre atteignent des niveaux records et qu’il est plus qu’urgent de mener les actions pour inverser ou plutôt limiter le processus. Très modestement, je pensais que le développement de la fréquentation dans les transports publics pouvait, jouer un rôle dans cette verte quête. J’ai dû manquer un épisode. 




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 © D. Reibenberg
 
Les hasards de la vie sont parfois merveilleux. Le cinq décembre, Nicolas Sarkozy, profitant de la livraison de nouvelles rames pour le RER A s’est lancé dans un discours fleuve sur l’urgence de la modernisation des transports urbains. Le lendemain de sa prise de parole, creuse d’annonces claires et précises, la Saint Nicolas s’inscrivait au calendrier. Moment certainement privilégié pour le chef de l’Etat, qui n’a sûrement pas manqué de formuler quelques vœux à ce presque Père Noël, chéri par les plus petits. Il semblerait que celui concernant les transports a été entendu, puisque le jour même l’Assemblée nationale, à l’initiative du député UMP des Yvelines Pierre Morange, votait la création d’une commission d’enquête sur la saturation du RER et plus particulièrement sur la ligne A. Cette fois, les usagers ont de quoi être rassurés entre un Président de la République remonté, des rames flambantes neuves lancées sur les rails et des députés prêts à en découdre avec les vilains retards, ce maudit RER A et ses compères n’ont qu’à bien se tenir. Les élus de la majorité (l’opposition a voté contre cette commission d’enquête) ont certainement été sensibles aux images du président arpentant les couloirs des nouvelles rames, et se sont instantanément portés volontaires pour mener cette croisade.  Au fait quelqu’un leur a-t-il dit qu’en temps normal on a guère de place pour (se) filmer ou (se) photographier dans le RER A ? Si tel n’est pas le cas, ils risquent de déchanter pendant leur enquête de terrain… pardon parlementaire.



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 A la RATP la lutte contre la fraude est un combat de tous les instants. Il est souvent mené en bande (organisée) de contrôleurs dont l’amabilité et la délicatesse est digne de la ponctualité et la régularité du RER A. Si le contrôle des usagers est une nécessité indiscutable, la régie ferait bien de penser à également poinçonner devant sa porte. La Cour des Comptes vient en effet de publier un rapport édifiant sur le comité central d’entreprise (CCE) de la RATP, un des plus riche de l’Hexagone, et réclame tout bonnement une enquête pénale sur ses dysfonctionnements. Au menu : surfacturation, comptabilité fantaisiste, gestion obscure des centres de vacances ou de la restauration collective… Le tout pour une addition salée de plusieurs millions d’euros. La CGT, qui contrôle le CCE depuis les élections professionnelles de décembre 2010, récuse ces accusations. De son côté la direction sort le parapluie de la loi, rappelant qu’elle ne bénéficie d’aucun pouvoir d’ingérence dans le CCE. Il n’empêche que dans un communiqué, elle souligne qu’elle n’est pas en accord avec les règles de gouvernance du CCE et propose quelques pistes d’améliorations visant au meilleur contrôle des comptes, à une gestion plus claire des budgets… En quelques mots, elle demande à certains de ses salariés de se comporter en honnêtes gens. Et pendant ce temps, les contrôleurs continuent d’interpeller les passagers, fraudeurs ou non, comme des bandits de grand chemin…

 



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 Qui a dit que les transports ne seraient pas au cœur de la présidentielle 2012 ? Visiblement pas Nicolas Sarkozy. Le président (pas candidat) de la république s’est offert un bain de mobilité dans le RER A pour accompagner le lancement des nouvelles rames de la ligne la plus fréquentée d’Europe. Une participation autant remarquée que fustigée, notamment par Vincent Elbé, le président (PS) du conseil général de Seine et Marne qui, dénonçant la récupération politique a décidé de se priver du spectacle. Il faut reconnaître que la présence du premier des Français pouvait surprendre. Sans vouloir faire injure au RER A, la crise de l’Europe, pour ne citer qu’un exemple, semblait être un sujet bien plus important pour un président de la république que la livraison de nouvelles rames. Mais, pour retourner à ses occupations élyséennes, Nicolas Sarkozy n’a certainement pas emprunté les voies si royalement perturbées du RER. Aussi après avoir montrer aux objectifs et caméras son souci pour la préservation de la quantité de la ligne A, il a pu en un saut de puce (voiture) se replonger dans la course à la préservation du AAA hexagonal. Des nouvelles rames sont-elles au menu de la ligne B ?




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Photo : © D. Reibenberg

 

Après la Déclaration des droits de l’homme, voici la Déclaration de droits de la SNCF. Thierry Mariani en a fait l’expérience le 21 novembre dernier. Le ministre des Transports était en déplacement au Creuzot pour rendre visite à NFM Technologies, tunnelier et spécialiste des systèmes mécaniques de grande dimension. Un soutien à ce fleuron de l’industrie locale chronométré à 50 minutes, pas une de plus. Le leader de la droite devait en effet prendre le TGV de 16 h 45 afin d’être de retour à Paris en début de soirée. Mais Thierry Mariani a finalement dû s’armer de patience dans la gare. Le train, en provenance de Lyon, a presque imité le ministre en accusant un retard de… 50 minutes. Avec un système « alerte retard », par SMS ou email, Thierry Mariani aurait eu tout loisir pour profiter pleinement du savoir-faire de l’industrie locale. Il aurait ainsi transformé ce temps, finalement perdu en plein décor (presque) bucolique, en un moment utile de pré-campagne politique. Moralité tous les voyageurs, ministre ou simple mortel, naissent libres et égaux devant les retards de la SNCF.




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Posté par dlautredouEcrire un commentaire

 

Au classement des hommes politiques les plus speed, Jean-Paul Huchon figure en pôle position. Après François Bayrou surpris à 120 km/h au lieu de 70 km/h, Ségolène Royal piégée à 158 km/h sur une double voie limitée à 110 km/h, Xavier Bertrand flashé de nuit à 140 km/h sur une voie limitée à 90 km/h et José Bové plafonnant à 135 km/h au lieu de 90 km/h, le président de la région Ile-de-France n’a pas à rougir de son 171 km/h au lieu de 130 km/h sur l’autoroute A13. Dévoilé par le site TF1 News, son retrait de permis du 23 octobre dernier a fait le tour de la toile en quelques heures. Bien sûr, l’intéressé penaud s’est abstenu de tous commentaires. A bord d’un véhicule de fonction du Conseil régional, une Saab deux litres, il rivalisait avec les deux recordmen en titre : Nicolas Sarkozy épinglé à 190 km/h sur une autoroute et Jean-Marie Le Pen chopé à 185 km/h. Moralité : contrairement à la politique, le clivage droite gauche n’a pas lieu sur la route et le transport public compte un usager de plus dans ses rangs…
 
 

 




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 © D. Reibenberg

 

 

 

La fidélité ça rapporte, il paraîtrait même que cela peut faire élire. C’est en tous les cas ce que semble croire Thierry Mariani, ministre chargé des Transports. Pour s’acquitter de ses déplacements en vue de sa campagne pour les législatives 2012, il compte puiser dans son stock de miles gagner chez Air France et Lufthansa. C’est qu’en la matière, Thierry Mariani est multimillionnaire. Et, pour le prouver il s’apprête à faire constater son pactole (3 millions de miles Air France et la moitié chez la compagnie germanique) par un huissier. L’accumulation d’un tel magot suppose très certainement que le ministre a pour habitude de se déplacer en première classe, ou au pire en cabine affaire. Pour partir à la rencontre de ses potentiels électeurs, il compte effectuer un déplacement par semaine. De longs voyages en perspective puisque Thierry Mariani brigue la onzième circonscription des Français de l’étranger qui couvre 49 pays dans l’ex-URSS, l’Asie et l’Australie. Dans le cas où il voudrait jouir du même confort que lors de ses déplacements officiels, il est important de lui faire remarquer que son capital de miles promet de fondre comme neige au soleil. Chez Air France, un aller retour à destination de l’Asie en première classe se monnaye en effet 400 000 miles, il en faut 100 000 de plus pour atteindre les terres océaniennes. La jouissance d’un siège affaires à destination de la Russie ou des anciennes républiques de l’union soviétique est moins gourmande, mais demande tout de même 120 000 miles. Nul besoin d’être un expert en mathématiques pour en déduire que s’il ne veut pas dépenser d’euros pour faire décoller sa candidature, Thierry Mariani, au rythme d’un voyage hebdomadaire, devra viser juste et faire une campagne express. A moins qu’il n’utilise les autres jours de la semaine pour s’envoler pour le compte de la république, s’offrant au passage la possibilité de recréditer son compte de miles… Au frais du contribuable.

 




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Etre conducteur de bus, cela peut rapporter gros. Enfin, à condition de trouver un point de validation du loto sur le parcours de sa ligne de bus. C’est ce qui est arrivé à une équipe de 25 employés de Veolia Transport à Nemours (77), essentiellement composée de conducteurs de bus. Ce groupe de joueurs a empoché un pactole de 5 millions d’euros, soit 200 000 euros par joueur. Incontestablement une jolie prime. Belle joueuse, la direction de cette filiale francilienne a libéré ses employés afin de leur permettre d’aller (en bus ?) toucher leur chèque directement au siège de la Française des Jeux à Boulogne-Billancourt. Si ce gain constitue un fantastique coup de pouce, il ne permettra évidemment pas à ces 25 gagnants de ranger leur permis. Aussi, ils peuvent espérer que leur maison-mère, Veolia-Transdev, connaisse le même bonheur au jeu. Avec l’entrée en bourse programmée du nouveau géant mondial du transport, c’est à une autre sorte de loterie que l’opérateur va jouer. Celle-ci est certes moins régie par le hasard et serait, selon les spécialistes du secteur, bien plus rationnelle. Il n’en reste pas moins que les 25 joueurs de Nemours auront sans doute plus de chance de toucher des dividendes de leurs futurs paris communs que du boursicotage de leurs nouveaux actionnaires dirigeants.




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 Il n’y a pas de petits profits. Non contente d’avoir obtenu le feu vert pour augmenter les tarifs des billets de TGV, la SNCF demande désormais à ses contrôleurs de redoubler de zèle pour remplir les caisses de la société publique. Il s’agit plus précisément d’une initiative locale émanant de la direction toulousaine, mais elle n’en reste pas moins « coquasse ».

 

Deux agents sont en effet sous le coup d’une mise à pied de cinq jours, car leur direction estime qu’ils se trouvent en situation d’échec commercial. Elle leur reproche de ne pas verbaliser suffisamment les passagers. La politique managériale de la direction toulousaine a été rapidement mise à l’amende la section régionale de Sud Rail. Le syndicat rappelle que les contrôleurs sont chargés de l’accueil et de la sécurité des voyageurs, du renseignement et du contrôle, mais n’ont aucune obligation d’ordre commercial.

 

Le plus surprenant dans cette histoire n’est pas tant la posture de la direction régionale, que l’interprétation du mot « commerce » à la SNCF. Cette dernière, qui a eu besoin d’un certain temps à passer de logique de l’usager à celle du client, doit encore parfaire ses connaissances linguistiques. Selon les cahiers de l’OCDE, « le commerce est l’activité principale d’échange des biens et des services ». On n’est pas tout à fait dans le cadre de la délivrance d’un PV. A moins qu’à la SNCF, les contraventions ne se nomment exclusivement « prunes ». Si tel est le cas, le linguiste amené à donner des cours de sémantique aux responsables toulousains devra également évoquer les différences entre le sens propre et le sens figuré.




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Souvenez-vous des « grands » hommes de l’histoire. Jésus avait dit « Tout est amour », Marx, de son côté assurait que « tout est argent », Freud compléta avec un « tout est sexe », enfin Einstein, tempéra l’ensemble avec son « Tout est relatif » . Cette dernière affirmation a certainement été prise à la lettre par le ministre de l’intérieur. En plein épisode neigeux du 8 décembre, Brice Hortefeux, a affirmé, lors d’un point presse, qu’il « n’y avait pas de pagaille » sur les routes franciliennes. Une affirmation sans doute moyennement appréciée par les quelque 3300 automobilistes invités à finalement passer la nuit du 8 au 9 décembre dans des centres d’hébergements d’urgence. Une pilule certainement plus difficile à avaler encore pour les milliers d’automobilistes qui ont tout simplement passé la nuit dans leur véhicule. Ajoutez à cela plus de 400 kilomètres de bouchons recensés, la fermeture de différents axes majeurs (A 86, N 118, N 104…), plusieurs milliers de personnes bloquées dans le centre commercial Velizy 2 dans les Yvelines, le réseaux autobus de la RATP à l’arrêt et les lignes de RER marchand au ralenti, des annulations ou des retards de vols à Orly comme à Roissy… A titre personnel, je lâcherais bien le mot « pagaille » pour décrire la situation. Mais encore une fois « tout est relatif »

 




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